Le gouverneur de la Banque de France,
Christian Noyer, reconnaît que l'accès au
prêt
immobilier est actuellement plus difficile pour les
particuliers mais il se refuse à parler d'une crise
du prêt immobilier en France comme celle des "subprime" qui
sévit aux Etats-Unis.
Je ne crois pas à une crise du
crédit immobilier pour les
particuliers en France", affirme M. Noyer, interrogé
sur un éventuel durcissement des conditions de
crédit immobilier par les banques en raison de la crise des
crédits immobilier à risque américains, dans un entretien
publié mardi sur le site de Paris Match. "Mais la
distribution de crédits immobiliers diminue pour
plusieurs raisons", reconnaît-il. "Tout d'abord, le
prix de l'argent a remonté depuis un an, ce qui a
entraîné une hausse des rendements de l'épargne. On
ne peut pas gagner en tant que déposant et refuser
de payer en tant qu'emprunteur !", explique M.
Noyer. "Ensuite, les prix de l'immobilier ont
beaucoup augmenté, ce qui rend plus difficile
l'achat d'un logement puisqu'on ne peut pas
indéfiniment allonger la
durée d'un crédit immobilier ",
poursuit-il. Le 9 février, M. Noyer avait déjà
affirmé que la distribution de crédits immobilier ne semblait
pas s'être ralentie dans la zone euro à cause de la
crise financière, mais a reconnu "des tensions sur
les conditions" d'octroi de prêts immobilier . De son côté,
l'observatoire du financement des marchés
résidentiels, constate qu'au quatrième trimestre
2007, le nombre des crédits immobiliers accordés n'a
pas baissé.
Le 20/2/2008
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