Le PTZ Plus a un impact hétérogène

Selon une étude menée par l'Université Paris-Dauphine et le Crédit Foncier, le PTZ Plus augmenterait effectivement la solvabilité des ménages. Toutefois, cette tendance est encore assez peu sensible en Île-de-France. Pire encore, le PTZ Plus a parfois un effet négatif...

Le PTZ Plus a amélioré la solvabilité des ménages français

En janvier 2011, le gouvernement a mis en place le nouveau prêt à taux zéro afin d’encourager les primo-accédants (toute personne n’ayant pas été propriétaire au cours des deux dernières années) à acheter leur résidence principale.

Globalement la mise en place du prêt à taux zéro renforcé a accru la solvabilité des ménages. Ce dispositif est un succès en ce qui concerne l’achat dans l’ancien pour les zones où les prix sont bas.

En Île-de-France, la capacité d’achat d’un bien immobilier a augmenté par rapport à l’ancienne formule du PTZ dans des villes telles que Massy (+7.4% depuis le 3ème trimestre 2010), Cergy (+8%), Palaiseau, Saint-Denis, Argenteuil. Dans ces villes, 60% des ménages sont à même d’acquérir un logement en adéquation avec leurs besoins.

Des lacunes persistent cependant dans certaines villes d’Île-de-France

Dans certaines villes l’impact du PTZ Plus est plus modéré. En effet, pour les villes qui sont traditionnellement chères, les ménages n’ont gagné que 1% à 2% de capacité d’achat immobilier.

L’impact a même été négatif sur les marchés les plus chers d’Île-de-France. Ainsi, dans les villes comme Boulogne, Saint Germain-en-Laye, Issy-les-Moulineaux ou encore Vincennes seuls 20 à 30% des ménages sont à même d’acquérir un logement conforme à leurs besoins. Ils ne sont même que 18% à Paris et 8% à Neuilly : moins qu’avec l’ancienne formule du PTZ.

En fait, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) qui entre dans le calcul du montant du PTZ Plus pénalise fortement les bâtiments énergivores tels les vieux immeubles parisiens. C’est pourquoi, dans certains cas, le PTZ Plus ne peut pas compenser la hausse du prix des logements (+17% à Paris en un an) cumulée à la remontée des taux de prêt immobilier.

Perspectives 2011

Selon l’étude Dauphine/Crédit Foncier, la hausse des taux sera compensée par le PTZ Plus durant quelques mois en 2011. Cependant, Gérard Rul, directeur des études immobilières au Crédit Foncier Immobilier affirme que « Le PTZ Plus ne peut pas compenser une hausse des taux d'intérêt de plus de 0,4 % à 0,5 % cette année ». Ainsi, la hausse des taux de prêt immobilier risque de provoquer une désolvabilisation des ménages français qui aura une conséquence sur le prix de l’immobilier.

Les prix de l’ancien dans les marchés peu tendus pourraient se stabiliser puis baisser. En ce qui concerne les marchés tendus, les prix risqueraient encore d’augmenter puis de se stabiliser au cours de l’année. En revanche, les prix des logements neufs devraient continuer d’augmenter du fait du dispositif Scellier et du PTZ Plus.

Lundi 28 Mars 2011
© 2011 Source le-ptz-plus.fr