Suppressions de postes chez GE Money Bank

General Electric, groupe présent dans des nombreuses activités (énergie, eau, industrie, mais aussi finance et banque), devrait supprimer plus de 600 postes en France au cours des 12 prochains mois dont 222 dans la branche Finance incluant le crédit immobilier. Cette mauvaise nouvelle vient s’ajouter à la disparition programmée du Crédit Immobilier de France.

Une source syndicale citée par l’AFP indique : « Nous avons recensé 620 postes qui vont disparaître d'ici à la fin de l'année ou au cours du premier semestre de l'année prochaine ». Des chiffres confirmés par un porte-parole de GE France, qui tient toutefois à souligner que ces suppressions de poste interviendraient « essentiellement via des plans de départs volontaires ».

Le secteur « banque » sera le plus touché

En pratique, 222 postes sur environ un millier devraient être supprimés au sein de GE Money Bank, qui distribue des crédits à la consommation (auto, travaux, crédits renouvelables...) et réalise des regroupements de crédits et des prêts immobiliers.

Dans le secteur immobilier, ce sont 33 postes qui devraient disparaître. Cette réduction de voilure pourrait par ailleurs se traduire par la fermeture de 17 des 27 agences bancaires du groupe.

Selon les syndicats, ce plan n’est toutefois pas justifié économiquement. Régis Dos Santos (président du Syndicat national de la banque et du crédit SNB/CFE-GCC) explique notamment que les activités financières du groupe sont « viables », et va jusqu’à qualifier ce plan de « licenciements boursiers ».

Crédit Immobilier de France : où en est-on ?

Cette annonce est l’occasion de revenir sur la situation du Crédit Immobilier de France, dont les salariés sont encore dans l’expectative quant à leur avenir, d’autant plus qu’ils ignorent où en sont les démarches de l’Etat à leur sujet.

Selon eux, « plus de 2 500 emplois sont en jeu et les prétendues recherches de la direction pour sauvegarder les emplois, sous le contrôle du ministère de l'Economie, restent totalement opaques ». C’est pourquoi ils ont déposé en juin un recours devant le TGI de Paris afin d’être au moins informés de l’évolution du dossier, recours rejeté début juillet : ils devront donc attendre les décisions respectives de l’Etat et de la Commission Européenne pour savoir s’ils vont conserver leurs emplois, et dans quelles conditions. Ce que l’on sait toutefois, c’est que l’Etat a décidé de la gestion en extinction de la banque lorsqu’il lui a accordé sa garantie financière en juillet 2012.

Si ces deux établissements financiers venaient à limiter ou à suspendre leur distribution de prêt immobilier, ce serait une mauvaise nouvelle pour les emprunteurs qui auront de moins en moins de possibilités pour choisir leur crédit immobilier.


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